Pousses d’ici, de là #1

Quitter Facebook, cela sous-entend qu’il me faut revoir mes canaux informatifs.

Les entrées, notamment.

Les sorties également. Mine de rien, je partageais pas mal de choses, piochées de-ci, de-là, qui engendraient des discussions et des échanges.

J’ai envie de pallier à cela en ouvrant une nouvelle rubrique, où, régulièrement, je vous parlerai de ce que j’ai pu découvrir sur le net, dans de vrais livres en papier ou qui on pu agrémenter mon quotidien. Un joyeux mélange hétéroclite (pour ne pas dire chaotique) dans lequel vous pourrez piocher !

A la une

Ici, nous nous pencherons en quelques lignes sur un article scientifique qui aura croisé ma route. Pour les personnes intéressées par les domaines de l’écologie et de la biologie, et maîtrisant la langue de Shakespeare, je vous suggère de vous abonner au site de la commission européenne dédié à l’environnement: Science for environment policy.

Aujourd’hui, il sera question de néonicotinoïdes. Vous avez sûrement dû entendre parler de ces pesticides. Il s’agit de molécules neuro-toxiques, affectant donc le système nerveux des insectes, entraînant une issue létale par paralysie. Les néonicotinoïdes ont deux très grands inconvénients. D’une part, ce sont des produits systémiques (qui se retrouvent dans toutes les parties de la plante) et qui affectent tous les insectes, peu importe l’espèce. D’autre part, les néocotinoïdes persistent très longtemps dans l’environnement (et on a déjà vu ici ce que cela peu provoquer).

Une étude s’est récemment penchée sur la capacité qu’ont les abeilles à détecter les néocotinoiïdes à des doses usuelles et à éviter les fleurs contaminées. Un argument fréquent des défendeurs des néonicotinoïdes reste en effet que les pollinisateurs seront capables d’éviter le nectar contaminé, à cause du goût.

Abeille charpentière
Abeille charpentière

Des abeilles ont donc été mises en contact avec deux solutions différentes : l’une de sucre simple (sous forme de sirop de saccharose), l’autre où le sirop de sucre était mélangé à un type de néonicoinoïdes, dosé de sorte à représenter la concentration réelle dans du nectar d’une plante traitée.

Les résultats sont interpellant. Les abeilles ne détectent pas la présence de ces pesticides dans le sirop de sucre. Elles tendent même à préférer le mélange auquel a été ajouté le pesticide. Une conclusion alarmante, révélant que les abeilles semblent dès lors peu à même d’éviter ces molécules neuro-toxiques utilisées couramment.

Source : Bees actively prefer nectar contaminated with neonicotinoid pesticides, « Science for Environment Policy »: European Commission DG Environment News Alert Service, edited by SCU, The University of the West of England, Bristol.

Article scientifique de référence : S. C. Kessler, E. J. Tiedeken, K. L. Simcock, S. Derveau, J. Mitchell, S. Softley, J. C. Stout &G. A. Wright (2015). Bees prefer foods containing neonicotinoid pesticides. Nature. 521: 74-78. DOI:10.1038/nature14414

S’informer et découvrir

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J’ai fait une très belle découverte au printemps dernier dans ma librairie. Un journal inconnu était offert. 32 pages dédiées au Traité Trans-Atlantique (ou TTIP, TAFTA). Un incontournable pour comprendre les enjeux de ce fameux traité.

Ce journal a un nom, POUR, et vous pouvez découvrir des articles en ligne sur leur site, ou pourquoi pas, commander et faire tourner des versions papier !

Cette semaine également, j’ai finalement regardé le fameux documentaire traitant de la disparition… du sable. Rarement suis-je ressortie si désespérée devant des faits… La boulimie de la construction et l’ingérence des états sont véritablement en train de perturber les écosystèmes marins et terrestres en puisant des quantités monstrueuses de sable dans les fonds marins. Vous vous êtes offusqués devant le chalutage profond ? Vous n’avez encore rien vu. Un documentaire qui chamboule tout.

Et… action !

Même si tout n’est pas rose, sachez qu’il y a pléthore de personnes qui s’activent pour faire bouger les choses.

Tout autre chose (Hart boven hard chez nos compères flamands) est un mouvement d’action citoyenne belge. Né pour lutter contre la politique d’austérité qui fleurit chez nous, il vise un réenchantement et une mise en place d’alternatives dans notre société. Une société démocratique, solidaire, coopérative, écologique, juste, égalitaire, émancipatrice, créative, plurielle, réjouissante. Rien que ça 😉

Ce mois-ci, ils lancent une après-midi participative le 27 septembre pour discuter et revisiter notre système éducatif. Plus de détails sur leur site.

Côté culture

Grande amatrice de livres, j’aime me promener dans les dédales de la bibliothèque pour assouvir ma soif de voyage et de réflexion. Toutes mes lecture depuis 2008 sont inscrites à l’encre rouge dans un petit carnet rouge. Ce mois-ci, la récolte a été particulièrement bonne.

J’ai suivi les aventures de truculents personnages, en quête de joie de vivre et surtout de tranquillité, réfugiés dans une forêt finlandaise. Un très beau récit entraînant, plein d’humour et de justesse d’Arto Paasilinna.

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Ensuite, je suis partie sur les traces du « [Le] Plus grand sous-marin du monde » avec André-Marcel Adamek. Un auteur belge au style particulier que j’affectionne beaucoup. Les portraits qu’il dresse de la vie au travers de ses personnages portent une douce amertume. Sa plume parfois acerbe s’accompagne bien souvent d’un soupçon de mystère, de magie et nous emmène sur les chemins de l’imaginaire du monde et des humains.

Dans la littérature, j’aime également beaucoup la poésie. Et cet été, j’ai eu le plaisir de découvrir un spectacle de poésie. Je n’affectionne pas beaucoup le théâtre d’habitude, étant quelqu’un de très « visuel ». Les mots écrits dessinent des paysages, des fresques dans ma tête. Ils lancent des gerbes colorées qui me font frémir. Rares sont les mots prononcés qui parviennent à le faire. Le mélange de chants et de poèmes de Catherine Huard, québécoise, transpose dans un univers vibrant, brut, émouvant. Le charme du prieuré dans lequel nous étions a probablement aussi contribué au plaisir des mélopées. Découvrez un extrait des prestations de Catherine Huard >>ici<<

Attention : slow & green life !

La rentrée frappant à nos portes, le rythme du quotidien s’accélère et, parfois, nous dépasse. Le stress engendrant le stress, il est bon de ralentir, de respirer et de prendre soin de soi. Je vous invite à découvrir la série d’articles dédiés au ressourcement savamment rédigés par Natasha sur son blog Echos Verts. Dans son sommaire, vous trouverez les articles en question en juillet et août. Plein d’astuces pour reprendre des forces en pleine journée, partir du bon pied le matin ou bien profiter de sa soirée !

Pour ça, l’automne est la saison idéale : la nature change de rythme, nous invite à poser un autre regard sur le monde et sur nous-même. Son souffle se calme, elle se prépare au long sommeil d’hiver. L’automne, condensé de couleurs, d’odeurs et de lumières douces. Invitation à profiter de notre intérieur, à la chaleur d’un chaï épicé et des discussions à la bougie. A (re)découvrir notre potentiel créatif aussi, en creusant un peu sous la carapace. J’ai eu un véritable coup de coeur pour ce DIY (Do It Yourself) du blog « Le plus bel âge », que j’ai d’ailleurs presque fini. De quoi adoucir encore un peu notre intérieur domestique pour accueillir en douceur les froidure de l’hiver.

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J’espère que ce tour d’horizons vous aura plus. N’hésitez pas à partager en commentaires vos remarques, suggestions et vos propres coups de coeur 🙂

Je termine sur une vidéo à la fois étrange et touchante : la rencontre entre deux mondes… inattendus ! Beau week-end !