Slow wedding – Intro

En décembre, le jour de la St-Nicolas, alors que je rentrais d’une superbe journée passée avec des amis chers à la côte belge où nous avons marché ensemble pour le climat, une bien belle surprise m’attendait…

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Photo personnelle

Spontanée, surprenante, pleines de clin d’œil : je n’aurais pu rêver d’une plus belle demande en mariage !

Se posa alors l’épineuse question : comment construire notre fête de mariage en accord avec nos valeurs et nos envies?

J’ai assisté à très peu de mariages, seulement deux quand j’étais enfant.

Ainsi, j’ai découvert l’univers des mariages sur internet, et notamment sur les blogs. Sur cette blogosphère de licornes à paillettes, les mariages rivalisent d’ingéniosité, d’organisation, de DIY, de centres de tables, de lumières magnifiques et… de perfection.

L’idée du “plus beau jour de notre vie”, -surtout quand on est une femme, avouons-le public phare de l’événement mariage – me hérisse le poil. Bien sûr que je voulais que cette journée soit belle (et elle le fut!), mais il s’agissait d’un beau jour parmi tous les autres que j’ai déjà pu passer et passerai avec mon amoureux désormais mari. Je la voulais imparfaite. Imparfaite et à notre image.

Comme tout événement, il y a une incitation à la consommation gigantesque quand on parle de mariage. Des biens à outrance pour une seule et unique journée.

L’image sociale qu’incarne le mariage incite à tout cela : la fête du mariage est en quelque sorte le reflet de l’amour que se portent les époux. On le veut magistral, grandiose, beau, à l’image de ce que l’on ressent l’un pour l’autre. On veut parfois impressionner les convives aussi, il y a une envie, un besoin de démontrer comme on est capable d’organiser un événement si magique, de le concevoir parfaitement de A à Z.

Ce fut notre cas aussi : notre mariage, nous le désirions reflet de nos valeurs quotidiennes, ces valeurs pivots que sont l’écologie, la décroissance et la simplicité.

N’oublions pas que chacun a ses propres rêves: ce n’est pas parce qu’on a construit cela selon nos propres souhaits que nous jugeons les choix des autres.

J’ai hésité à écrire cette série d’articles, mais j’ai eu envie de partager des sourires et un peu de rêves à contre-courant de ce que le web nous propose. Je voulais alimenter les exemples de mariages plus simples, décalés, qui sortent des sentiers battus.

En parlant de cela, je pense notamment à la HellWEDDINGfest de Herveline sur le génial blog “Sortez de vos conapts” et à deux récits de mariage (Mme Zeureu et Mme Gezillig) sur Mademoiselle Dentelle, l’unique blog que j’ai vraiment apprécié pour le côté authentique des histoires.

Nous avions envie de mettre en valeur ce qui fait la force même d’une fête de mariage: l’émotion et les rapports humains. Nous voulions à tout prix nous départir des détails superficiels, si consommateurs de temps, de matériaux, d’argent et de larmes. Tout en nous faisant plaisir et en bâtissant tout cela à notre image 🙂

7 mots clefs ont guidé nos préparatifs :

~ Inspiration Médiévale ~

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Photo: Pino Roméo

Et oui, on ne pouvait imaginer d’avoir recours à une toute autre ambiance ! Loin des robes blanches, costumes et fleurs : nous sommes beaucoup plus inspirés par le XIVème siècle, la Terre du Milieu et Westeros (mais avec une vision de la gente féminine plus moderne quand même – surtout par rapport à Westeros…). On se sent juste bien ainsi. Point.

Pas de garçons/demoiselles d’honneur mais une garde armée.

La marche nuptiale? Que nenni, nous ferons notre entrée sur “The Rains of Castamere”, joué en live par nos témoins (on a pris des risques, j’avoue mais alors… c’était fantastique !).

Bon, par contre, étant une vile païenne, point d’Église pour notre cérémonie : nous avons choisi de construire une cérémonie laïque pour le côté « émotions » (ça a d’ailleurs bien fonctionné, en attestent les yeux mouillés de nos convives !)

~ Végétarien ~

On quitte le médiéval n’est-ce pas ? En tout cas, le médiéval « haut de gamme ». Donc non, point de tablée de gibiers, cygnes et autres mets de chair.

Un mariage végétarien, ce n’est pas courant. On fait souvent bombance et c’est l’occasion de déguster mets fins et luxueux (oui, je pense à toi, foie gras…)

Il était cependant hors de question qu’il y ait de la viande à nos repas de noces. Tous deux végétariens, cela aurait été à l’encontre de valeurs écologiques et éthiques.

Est-ce facile à mettre en place ? J’en reparlerai dans une chronique ultérieure.

~ Simple ~

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Photo: Pino Roméo

La simplicité volontaire jalonne notre quotidien. Elle se devait d’être de la partie.

Un aspect essentiel à mes yeux était celui-ci : je ne voulais pas « vivre mariage » pendant 12 ou 18 mois.

Une demande en décembre 2015, un mariage en mai 2016 : 5 mois de préparatifs chrono.

Sobre en temps.

Sobre en investissement émotionnel (mariage imparfait & lâcher-prise!)

Sobre en matériaux.

Sobre financièrement.

~ Authentique ~

La fête du mariage, nous la voyions avant tout comme un partage.

Le partage de ce qui anime et fait vivre notre quotidien.

Le partage de notre vision de la vie : décalée et engagée.

Il s’agissait aussi de sortir de l’emprise du superficiel pour laisser une place majeure à ce qui vient du cœur. A cette spontanéité qu’est la joie de vivre et de sourire. A ces élans d’amitié et d’amour que cette journée magique recueille par brassées entières.

Costumés donc, mais sans masque.

~ (Presque) Zéro déchet ~

Il était crucial de limiter les dégâts sur cet aspect.

Tant du point de vue de la décoration et de l’alimentaire, nous avons tenté de limiter la casse et de ne pas trop nourrir les poubelles. Quelques astuces à venir !

~ Local & Artisan ~

Je tenais absolument à mettre à l’honneur les produits locaux pour les repas qui étaient à ma charge. Valoriser nos terroirs, nos savoir-faire.

En parlant de savoir-faire, nous avons aussi choisi avec soin nos prestataires : une équipe de joailliers pour les alliances, une traiteur artisane pour le repas de midi et son compagnon photographe, ainsi qu’un jeune entrepreneur qui tente de réseauter les produits locaux de ma région via un site de commande en ligne.

~ Participatif ~

Quand les invités s’impliquent dans le mariage, cela gagne en convivialité : ils ne sont plus simples spectateurs, ils participent. Cette fête et sa réussite deviennent celle de tous, on la construit en équipe et les mariés ne sont pas seuls face à la montagne de choses à prévoir.

Personnellement, je trouve que c’est une excellente façon de mettre en valeur les compétences de chacun et, surtout, de témoigner de l’importance qu’ils ont pour nous en les associant au plus près de cette journée unique.

La suite de cette chronique suivra (au moins) le fil conducteur suivant :

Partie 1 : Nos costumes et alliances

Partie 2 : Les repas & boissons

Partie 3 : Faire-parts, décorations et cadeaux aux invités

Le rythme de publications ? Relax, c’est slow wedding par ici 😉

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Photo: Pino Roméo

Ne pas sortir la poubelle (1)

Les déchets, il y a ceux qu’on voit.

Dans la rue/sur les quais, vous savez ces mégots, papiers, bouteilles de bière qui nous énervent ?

Dans notre cuisine, notre salle de bain.

« Ah, cette semaine, je dois sortir la poubelle organique/résiduelle/ PMC/ les cartons et papiers. » au choix, la combinaison que vous souhaitez !

Pour les non-initiés, les PMC sont l’acronyme de la fameuse ligue « Plastique – Métal – Carton ». Le fameux « carton » qui induit son monde en erreur car il s’agit des emballages à boissons et autres.

Et puis, il y a ceux qu’on ne voit pas. Les plus insidieux. On peut parler de « déchets gris », en parallèle avec l’énergie grise.

Un exemple ? Pour produire une brosse à dent, 1,5kg de déchets ont été générés [1].

Les pires élèves étant les appareils électroniques comme les GSM (75kg) et les ordinateurs portables (1 500 kg!). Et la médaille revient à … l’or avec 2000 kg de déchets générés pour une bague (avis aux futur(e)s marié(e)s).

En tant que consom’acteurs, le meilleur moyen d’agir au niveau des « déchets cachés » est la règle des 5 R (à lire de bas en haut).

5R

Je n’invente pas l’eau chaude en vous présentant ceci, je l’ai découvert via Béa Johnson une des références en la matière de zéro déchet.

~ Refuser ~

La base. L’offre et la demande.

Dressez une liste : que pourriez-vous aisément refuser ? Voici quelques idées.

  • Les papiers inutiles/que vous ne lirez jamais. Un vrai gâchis de bois et d’énergie. Prenez par exemple les brochures associatives. J’en recevais régulièrement suite à mes dons (MSF et Croix-Rouge) : un simple email à leur service et le tour est joué !Pour les publicités, un petit autocollant et s’est (normalement) réglé.Dans les emails aussi d’ailleurs, n’hésitez pas à décocher les envois de newsletters qui ne vous intéressent pas/plus. Un email envoyé équivaudrait à 0,4 g de CO2 rejeté.
  • Les gadgets. Vous savez, les petite surprises qui ne servent à rien dans les boîtes de céréales et qui finissent à la poubelle ? Et si vous prévoyiez d’autre petits-déjeuners, comme des crêpes, du granola maison, des tartines ? Ou alors une autre marque, tout simplement.
  • Les objets à usage uniques. Je n’ai comme exemple que les couverts et contenants en plastique mais il y a pléthore d’autres exemples. Ainsi, la dernière fois que mon Amoureux est allé chercher des frites – en bons Belges que nous sommes!-, il a emporté une grande et une petite boîtes, l’une pour les frites, l’autre pour la sauce. Cela nous a évité : 1 barquette en plastique, 2 fourchettes en plastique, 1 petit récipient à couvercle en plastique pour la sauce et un sachet en plastique pour le transport. Tout cela avec les félicitations et encouragements du vendeur =) Les calendriers de l’Avent sont également une source incroyable de petits objets en plastique inutiles. J’adore les calendriers de l’Avent, j’en recevais toujours petite (ou grande! ). Préférer leur les petits chocolats, ceux contenant de vrais jouets, notamment Playmobil et Lego. Ou pourquoi ne pas en concevoir un vous-même, à remplir au gré des préférences ? Chocolats, biscuits et autres gourmandises, bons d’activité à faire ensemble, des décorations à mettre dans le sapin, des éléments d’une boîte Lego répartis sur plusieurs jours… Bref, du sur mesure fait avec beaucoup de cœur ! Mais on reparlera de tout cela fin d’année 😉
  • Les objets destinés à un usage bien spécifique… qui au final ne servent pas à grand chose.J’ai deux exemples à vous proposer. 1° La pince spéciale pour sortir les sachets de thé de votre tasse fumante (adieu cuillère à café!). 2° Le mini-hachoir à main pour l’ail que vous ne savez pas entièrement désassembler (donc pas bien nettoyer) et qui reste donc comme un renégat dans votre fond de tiroir, histoire de faire bonne figure quand votre belle-mère passera 😉

Cette catégorie pourrait également s’intituler « les cadeaux de dépannage à mettre sous le sapin en dernière minute », ou CDSDM mais ce n’est pas un nom très vendeur…

Ce sont typiquement des affaires choisies souvent avec la meilleure intention au monde (Oh, une pince à thé, pour quand X et Y viendront!) : le genre d’objet qui vous remémore une situation avec des personnes que vous appréciez. Généralement, vous les recevez avec un « Oh, quand j’ai vu ça, j’ai pensé à vous ! ». C’est touchant, toujours. Mais à nouveau, il faut distinguer l’objet de l’émotion/besoin derrière. Posez-vous 3 questions

3Q

Vous constaterez que le plastique à tendance à être l’ennemi n°1 dans la réduction des déchets. Il faut dire que ses capacités de recyclage sont limitées, qu’il n’est pas toujours correctement collecté non plus. Mais que devient-il, ce plastique abandonné ?

Réponse A: un 7ème continent

Réponse B: un produit mortel pour la faune

Réponse C: A & B

Réponse D: la réponse D

Et la bonne réponse est … la C ! La vidéo suivante illustre (malheureusement) la mort lente provoquée par l’ingestion de plastique. Une vidéo pénible à regarder, de celles qui vous enrage et vous désespère tellement on se sent désemparés devant la douleur engendrée. Une vidéo qui montre la portée de nos actions.

~ Réduire ~

On s’ouvre au minimalisme, ou du moins, on s’y intéresse !

Que ce soit les vêtements, les ustensiles ménagers, de cuisine, sanitaire, de loisir, soyez efficace avec le minimum.

4 règles de base pour réduire ses déchets, 4 règles qui vous permettent de vous interroger sur la nécessité de certains achats et de réfléchir aux futurs.

4R

Règle n°1 : Cibler ses besoins

A une époque où l’on vit dans un éventail de biens accessibles incroyable, il est parfois difficile de passer outre la consommation de certains.

Mais dans ce cas, consommez moins, consommer mieux.

Vous avez un téléphone depuis, admettons 3 ans, en parfait état de marche mais vous hésitez devant la nouvelle génération… N’oubliez pas que les objets font (souvent) les besoins. J’ai pris l’exemple des smartphone qui reflètent incroyablement bien ce besoin de l’ultra-connectivité et du paraître. A partir du moment où vous faites très bien sans et que le nouvel objet n’apporte pas de plus-value essentielle, laissez tomber et chérissez votre « vieux » portable. Lui aussi à droit à une vie digne !

Règle n°2 : Ne pas se disperser

En écrivant ceci, je pense surtout aux loisirs. Mieux vaut s’investir à fond dans une activité que d’éparpiller nos précieuses minutes de temps libre dans une multitude de projets, qui au final nous font accumuler des ustensiles et outils dont on ne sait finalement plus quoi faire (ni où les ranger…).

Règle n°3 : Penser aux alternatives

S’il nous faut quelque chose, spontanément nous l’achetons. Pourtant, d’autres possibilités existent, comme la location. Un exemple simple : les livres. Revalorisons la bibliothèque : souvent les catalogues sont bien garnis, disponibles en ligne et la location est peu coûteuse (1 euro/livre pour deux semaines dans ma ville d’accueil, 20 cents/livre pour un mois dans ma ville d’origine).

S’ouvrir aux alternatives, c’est repenser sa façon de consommer. Choisir un produit vendu en vrac, ou dans un contenant recyclable (comme du carton) au détriment de l’habituel paré de son plastique. Prendre le vélo ou le bus plutôt que la voiture pour aller faire une course.

Il faut parfois sortir de sa zone de confort pour vivre un peu.

Règle n°4 : Eviter l’encombrement

Le merchandising joue un rôle important là-dedans. Qui n’a jamais eu accès, grâce aux points fidélité gagnés dans un supermarché, à un ensemble de verre à vin à pied mauve, de serviettes de toilette quadruple éponge, de 6 sets de couteaux de cuisine ? Soyez vigilants : à moins que cela soit une belle occasion, de manière générale vous risquez d’entasser toutes ces affaires et de favoriser une consommation insensée. La même chose se passe avec les soldes : ce n’est pas parce que ce sont les soldes que vous devez acheter.

Apprenez à valoriser ce que vous avez, de la fibre au tranchant.

Plus spécifiquement pour les vêtement, je vous renvoie vers l’excellent article de Natasha sur les bases d’une garde-robe minimaliste et fonctionnelle.

~ Réutiliser ~

La récup’ est un univers incroyable.

En partant de votre sac plastique que vous réemployez systématiquement pour faire les courses aux palettes de bois desquelles vous avez créer votre lit , il y a de quoi explorer !

~ Recycler ~

Ah le recyclage… ce terme est à la fois porteur de promesse et de greenwashing !

Avouez, elle a tout bon la filière du recyclage pour écouler les produits rendus KO par obsolescence programmée, non ? Essayez toujours de réparer avant d’envoyer au recyclage. Les Repair Café progressent doucement ou bien ayez recours aux capacités d’un ami/parent super-bricoleur et échange d’un autre service 😉

Sinon, bien sûr, un bon tri est le meilleur moyen d’assurer un recyclage efficace.

~ Réformer ~

Quand un objet arrive en fin de vie, il peut encore être valorisé.

Votre jean fétiche est fichu ? Pas de souci, envoyez le à une firme d’isolation des bâtiment !

Un pantalon trop large, une chemise à haute valeur affective mais totalement défraîchie ? Faites en des sacs à vrac ! Je vous présente deux as de la réforme et de l’aiguille, Sarah et Clémentine.

Sacs à vrac cousus par Clémentine
Sacs à vrac cousus par Clémentine

Je suis plutôt restée dans la lignée des biens non-alimentaires mais le compostage est également à la une ici : une belle manière de valoriser ses déchets verts ! Il n’est d’ailleurs plus réserver aux habitations avec jardin grâce au principe des lombricomposteurs ! Je vous laisse découvrir les principes chez La Boîte à Terre (leur site et une interview) et l’avis d’une utilisatrice.

Voilà, c’était le premier volet de la série sur les déchets (d’ailleurs, mon amie Kolibri en a écrit une fantastique également avec d’excellents conseils -> clic !). C’est bien, j’ai totalement changé d’avis en écrivant, ça n’a rien à voir avec mon idée de départ mais ça me plaît comme ça 😉 La suite sera plus concise et on parlera de la cuisine avec de liens vers des articles superbes sur la limitation des déchets en cuisine, le résultat de notre analyse de poubelle et une recette ! Soyez attentif sur la page Facebook, il se peut que je l’y dévoile en avant-première !

Belle soirée à tous, surveillez bien vos poubelles 🙂

Avril…et résultats du concours

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Avril et ses fils me donnent envie de vous parler de liens.

Ce mois de Mars fut l’occasion pour moi de réfléchir sur les liens que nous, humains, tissons avec nos congénères et avec les autres espèces. Des liens sources de joies, de bonheur, de beautés mais si complexes !

Comme on peut le lire chez Clémentine, j’ai l’intime conviction que notre capacité à la bienveillance, à l’empathie et à la compassion sert de fondement à un mode de vie plus écologique.

Plus ouverts aux autres, nous sommes plus réceptifs à la vie en général et peut-être plus respectueux.

Plus prompts à la bienveillance, envers nous-même notamment, nous sommes peut-être plus à même à nous remettre en question et corrigeons plus aisément nos faux pas.

Malheureusement, comme tout le monde, j’ai mes travers sociaux, mes blocages et mes frustrations. Je constate notamment que les personnes que j’apprécie sont celles avec qui je passe le moins de temps. En cause? Le travail, la distance, l’organisation bancale.

Avril cette année sera donc, je l’ai décidé, un mois “sans” et un mois “avec”.

Sans…

… achats personnels.

Je suis attentive à mes achats, plus fourmi que cigale.

Pourtant, depuis que j’ai mon salaire, j’ai parfois l’impression que ma vigilance s’est relâchée – surtout sur les livres! Je me fais plaisir et ainsi qu’à mes proches. Néanmoins, j’aspire à lâcher un peu prise sur ces aspects matériels ce mois-ci.

Retrouver le goût de la patience quand un livre est est prêt à la bibliothèque.

Savourer les plaisirs des découvertes livresques plutôt que d’engloutir des pages. Peut-être ceci est-il dû aux remous actuels, la librophagie étant sensiblement liée à mon taux de cortisol, hormone de stress.

Prendre le temps de rêver, de trier les idées. De laisser germer ou de laisser s’évanouir.

Avril sera donc le mois sans achats personnels, le mois du minimalisme matériel !

Hormis les achats, Avril me permettra également de faire le point sur mon analyse de poubelle résiduelle. Car depuis fin février, nous notons scrupuleusement avec mon Amoureux chaque déchet non-recyclable afin de voir s’il y a moyen d’adapter nos comportements et habitudes d’achats. Mais je vous en reparlerai bientôt 😉

Avec…

plus de liens et d’attentions !

Si le matériel sera à la baisse, le relationnel sera placé en avant !

Chaque semaine, je veillerai à au moins envoyer une attention toute particulière à une personne qui m’est chère. L’idée m’est venue lorsque j’ai souscrit au set de cartes mensuel proposées par Clémentine La Mandarine. Ses créations pleines de vie me plaisent énormément et ce sera ainsi l’occasion de partager quelques mots, un extrait de poésie, un petit dessin sur papier. De belles surprises dans les boîtes aux lettres en perspective 😉

Ainsi, les cartes postales et moi, c’est une belle histoire. J’adore vraiment préparer cela (et en recevoir !), j’y mets beaucoup d’attention : c’est vraiment un cadeau très personnel à mes yeux.

Par exemple, lundi, pour fêter nos 5 ans de bonheur, j’ai voulu offrir un petit quelque chose fait main à mon Amoureux.

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Le résultat ? Il l’a trouvé si original et réussi que j’ai souhaité partager l’idée, surtout que c’est de la récup’ !

DIY – Carte

Pâques approche… et les oeufs en chocolat inondent parfois nos paniers ! Devant tant d’emballages en aluminium si brillants et colorés, j’ai décidé l’an dernier de les conserver avec soin pour un bricolage ultérieur.

Me voilà donc avec une bonne dizaine de petits papiers multicolores: de quoi préparer une carte originale.

De quoi avez-vous besoin?

  • 1 feuille de papier épais (de la taille de votre choix)

  • 1 feuille de papier brouillon

  • un cutter

  • de la colle

  • des emballages d’oeufs en chocolat

  • un marqueur épais

Plier la feuille de papier épais en deux pour former un “V”.

Découper alors votre feuille de brouillon à la taille d’une des faces du V: vous pouvez la faire un peu plus petite (1cm en moins en longueur et en largeur).

Sur l’une des face de la feuille épaisse, dessiner les formes que vous souhaitez: du texte , des fleurs ou des hirondelles, ce qui vous plaît ! Découper soigneusement ces formes à l’aide du cutter. A ce moment, vous pouvez souligner leur contour à l’aide du marqueur épais.

Reprenez votre papier brouillon: vous allez y coller en mosaïque les emballages d’oeufs. Soyez délicats pour ne pas déchirer l’aluminium.

Quand le tout est bien sec, enduisez de colle la face interne de la feuille épaisse dans laquelle vous avez découpé les formes. Collez-y alors la feuille de brouillon sur laquelle brille la mosaïque des papiers d’emballage.

Laissez sécher… et voilà une jolie carte à remplir et à offrir 🙂

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Pour terminer sur la note des cadeaux, je vous annonce les résultats du concours organisé dans le cadre de l’éco-défi du mois de mars.

Résultats du concours

Parmi les 7 participantes, une seule avait pour souhait de gagner “Faut-il manger les animaux?” de J. S. Foer.

Iris, mon exemplaire est donc pour toi !

Nous avons tiré au dé la gagnante de “Plaidoyer pour les animaux”. Il s’agit de…

NadegeB

Félicitations à toutes les deux. Je vous invite à me communiquer vos adresses postales par email (tousdesgraines[a]gmail.com). Merci aux participantes pour leurs sympathiques commentaires !

Belle soirée à tous 😉