Lili Bulk : le zéro déchet 2.0

Même quand on vit en ville – ou en périphérie-, il est parfois bien difficile d’accéder à des commerces alternatifs aux grandes chaînes de distribution habituelles. Où et comment trouver des produits biologiques, locaux au maximum tout en appliquant le zéro déchet ?

Avant notre déménagement, nous étions plus ou moins bien rodés : visites hebdomadaires aux crémiers et au boulanger, commande des fruits et légumes à un maraîcher de la province qui livre à un point dépôt, ou bien visite à la coopérative près de mon lieu de travail, et visite mensuelle au magasin bio (à 4 kilomètres du centre ville, côte en prime).

Désormais, nous nous sommes éloignés de ces commerces, notamment du magasin bio : nous devons trouver une autre solution pour éviter de nous surcharger à chaque voyage là-bas. Car on a beau être plein de bonne volonté, vivre sans voiture est une source de contraintes avec lesquelles il faut jongler. Si nous regroupons nos achats en ville un maximum, je cherchais à soulager la visite mensuelle au magasin bio. Et j’ai découvert un bien chouette concept!

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C’est une amie qui m’a présenté « Lili Bulk ». Le principe ? On commande en ligne une série de produits de cuisine secs qui sont livrés soit en point relais, soit à domicile pour les Bruxellois, dans… des bocaux consignés ! Le vrac 2.0 donc. Ce sont des bocaux en verre de taille variées, solides mais relativement légers quand même. On les paye lors du premier achat. Au suivant, si on prévoit de les ramener au point relais, on décompte leur prix du montant total de la commande. Le principe de la consigne 🙂

Une assez grande variété de produits (environ 70) est déjà disponible en ligne : on peut donc faire ses courses et se faire livrer tout près de chez soi. Pratique pour les adeptes des transports en commun, du vélo ou de la marche!

Les point relais font pour moi partie du système de l’économie collaborative, puisqu’ils se construisent grâce à un réseautage réalisé au départ de plateformes internet. Je suis une assez grande adepte de ce type de structure. En effet, ils favorisent l’ouverture d’un marché à des zones qui, parfois, sont délaissées pour des raisons diverses : trop éloignées des centres d’activités (comme les petits villages), trop petites pour qu’une activité commerciale fixe y soit rentable ou, à l’inverse comme dans le cas des centres villes, parce que la location d’un local de commerce y est trop élevée, voire peu accessible pour les voitures. Cette dernière raison est une des explications de la forte délocalisation en périphérie des commerces, même alimentaires. La voiture omniprésente met la pression sur l’aménagement territorial, avec pour conséquence que l’accès à ces zones de commerces devient très complexe voire impossible par les modes de transport doux.

Néanmoins, les points relais ne sont pas une panacée non plus. Ils peuvent tisser du lien comme en défaire puisqu’il y a parfois un côté déshumanisé de l’approche. Si certains points relais offrent la possibilité de rencontrer d’autres personnes, d’autres sont juste des dépôts. Je garde toujours un œil sceptique face à l’économie collaborative car mine de rien, il n’y a parfois que quelques pas qui la sépare d’une uberisation* du système. Reste que les point relais, s’ils sont développés avec des commerces de proximité bien valorisés et des marchés locaux bien organisés, s’inscrivent dans un développement durable des circuits courts et de proximité.

Pour en revenir à l’entreprise de Lili Bulk, j’ai posé quelques questions à Aurélie et Florence, les deux entrepreneuses à la tête du projet.

– Mais qui est donc Lili, et comment est-elle née? Quelles sont les valeurs qui l’animent?

« Lili Bulk » est née de la rencontre de notre rencontre, toutes deux animées par l’envie de permettre à tous ceux qui souhaitent pratiquer le zéro déchet de le faire sans se compliquer la vie. Réduire à zéro le nombre d’emballages jetables est notre ambition. 

Nous sommes parties de notre propre expérience de mères de famille, actives, cherchant à bien s’alimenter, dans une perspective durable pour la planète, pour innover et créer l’épicerie du futur.

– On constate bien que « Lili Bulk » est une entreprise tirée d’une prise de conscience environnementale, quel a été votre déclic vers ce nouveau chemin?

Le déclic a clairement été une formation en coaching zéro déchet pour Florence et en alimentation durable pour Aurélie. Ensuite est née l’envie commune d’entreprendre dans le développement durable, de se lancer dans un projet avec du SENS et qui puisse aider les autres à adopter de nouvelles habitudes plus respectueuses de l’environnement. 

– Monter une entreprise n’est pas chose aisée, à quels problèmes avez-vous été confrontées? Avez-vous dû faire des compromis?

Entreprendre c’est affronter les hauts et les bas, ne pas avoir peur de travailler de longues heures, de voir s’allonger sa TO DO list. Mais c’est aussi le bonheur de faire des choses que l’on aime par dessus tout, de recevoir des encouragements qui vous poussent à continuer et à vous améliorer.

Nous avons eu la grande chance de ne pas avoir été confrontées à des problèmes majeurs jusqu’à présent (on touche du bocal ;-)). Nous sommes également vigilantes à conserver l’équilibre famille/travail. 

– Même s’il y a parfois des nuages, il y a sûrement aussi des victoires. Quel est votre plus beau souvenir depuis le début de l’aventure?

Avoir reçu le Prix du Public Greenlab nous a vraiment fait chaud au cœur. Notre première commande faite sur la version bêta du site web fut un grand moment de joie!

– Pour conclure, comment voyez-vous « Lili Bulk » dans 3 ans ?

Nous espérons avoir multiplié les points relais partout en Belgique et avoir commencé notre avancée à l’international. Nous espérons également devenir LA référence pour la consigne du produit sec. 

Découvrez la gamme de « Lili Bulk » sur leur site : http://www.lili-bulk.com/fr/

Connaissiez-vous « Lili Bulk » ? Seriez-vous tenté de commander sur leur site ?

 

*Uberisation : néologisme créé au départ de la firme Uber, il s’agit d’un système de proposition de service qui met directement en contact un client et des fournisseurs de services via des plateformes internet. On paye à la fois le service et la mise en relation.

Note : cet article est juste le fruit d’une jolie découverte et de l’envie de la partager, il ne fait pas partie d’un partenariat.

Rêvons les fêtes

Cet article était un brouillon de l’an dernier. Je voulais apparemment vous parler de surconsommation, de représentations, de simplicité, de conscience, de rêve. Un an après, même si je pense toujours à cela, j’ai envie de simplement partager du rêve.

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Le 12ème mois est là.

Celui qui nous fait nous retourner, avec un soupir parfois, pour regarder par-dessus l’épaule l’année déjà écoulée.

Celui qui nous fait regarder, les yeux brillants, le cœur battant, le nouveau chemin qui se profile.

Décembre, le mois de tous les contrastes.

Il y a ceux qui couvrent le pied du sapin de mille et uns papiers brillants et ceux qui partagent autrement. Il y a ceux qui l’attendent avec impatience dès que novembre a pointé le bout de son nez, et ceux qui n’ont qu’une hâte, que les fêtes soient derrière eux, que décembre ne soit qu’un tracé à la craie blanche sur un tableau noir qu’on efface rapidement, le plus tôt le mieux.

Au creux de décembre, entre les espoirs de neige et les guirlandes qui font sourire, on met en place de petits rituels, des traditions. Ces gestes incarnent un peu notre souhait de l’immuable, on s’y réfugie le temps d’un mois, le temps de saluer à nouveau notre âme d’enfant. Après tout, les traditions auxquelles nous accordons parfois tant de crédit ne sont-elles pas ce qu’il restera après nous, une fois tous les Noël finis? Ne sont-elles pas ce qu’on peut espérer toujours partager avec les suivants? Peut-être est-ce pour cela qu’elles sont si dures à secouer. Elles rappellent un temps d’avant où, un jour, nous resterons nous aussi.

Mais, secouons-nous, je suis là pour vous parler de lumières qui pétillent et de bulles qui brillent (serait-ce l’inverse ?)

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Séance de « light painting » à deux

Tous ces petits rituels ont du bon ! Ils rassurent, ils nous ancrent dans un présent que l’on tend trop à délaisser. Décembre est, je trouve, le mois du partage. J’aime y glisser de la magie, du rêve, me laisser aller aux joies simples. En grandissant, cela devient dur de ne pas les laisser se faire parasiter par des réflexions très pragmatiques, souvent pessimistes. Pourtant, il y a bien une chose que je commence à comprendre, c’est que le cœur dicte beaucoup. Ou tout du moins aurait beaucoup à dire si le cerveau ne monopolisait pas la conversation! Avec ce mois de tous les possibles, c’est le moment de s’écouter sourire intérieurement, de comprendre ce qui nous met en joie, pour au fil de l’année, apprendre à mieux profiter.

Seulement, prudence, décembre n’est pas pavé que de bonnes intentions. Le rêve est maquillé, déguisé par un marketing insidieux qui vous fait croire, dès le plus jeune âge, que la joie découle de l’avoir. Décembre, c’est un peu le miroir du Rised, reflet de tout ce que vous pourriez être ou avoir. A trop le contempler, on passe à côté de ce qui compte vraiment. Sans oublier l’émergence d’une pression au bonheur, qui se traduit en angoisse des cadeaux et de la décoration. A vous d’être astucieux pour décoder les mirages et apprendre à faire tomber les masques! Il faut parfois creuser un peu pour sortir des chemins balisés de prétendus codes amenant au bonheur pour trouver ce qui, vraiment, vraiment, nous apporte de la joie.

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Saint-Nicolas !

Ce que j’aime dans les temps de décembre, c’est imaginer, prévoir, concocter. C’est un peu un temps de secrets, de surprises, de cache-cache.

J’avais envie de partager ces joies simples qui ponctuent le mois en une petite liste non-exhaustive.

  • Découvrir les décorations de la ville, avec la rue dans laquelle tombent des étoiles filantes.

  • Sortir les graines et les boules de graisse pour les oiseaux aux premières gelées (et aller installer tout cela sous le regard curieux d’un chat qui se découvre des penchants granivores).

  • La préparation du calendrier de l’Avent.

  • L’arrivée des cougnous, à déguster avec un chocolat chaud à la cannelle en rentrant du travail.

  • Les passages de St-Nicolas dans les souliers, quelques jours avant le 6 décembre.

  • La préparation de la table de St-Nicolas le soir, camouflée par une couverture que l’on soulève, à deux, le lendemain matin, avec la joie qui fait battre le cœur.

  • Les aubes froides et claires, qui me permettent de voir le soleil se lever.

  • La perspective des premiers flocons, et, oh joie!, la première neige (même si elle annonce des retard sur le rail – mais, avouons-le, ça ne change pas de d’habitude)

  • Décorer la maison, même ne serait-ce qu’un peu, pour amener de lumière autour des fenêtres.

  • Réfléchir aux cadeaux que l’on va faire, les sélectionner avec soin, réfléchir à ceux que l’on va confectionner soi-même.

  • Imaginer avec gourmandise le menu du 25, se creuser la tête un petit peu pour faire une jolie bûche.

  • Sortir promener dans le froid, pour profiter de la nature endormie, et qui craque doucement sous les étoiles de givre.

  • Savourer, le soir au coin du feu, des livres de contes et légendes qui nous font regarder différemment la nature alentour.

  • Concevoir les cartes de vœux à envoyer à ceux que j’apprécie et qui sont loin, ainsi que celles des cheminots.

  • Et, cette année, découvrir avec ravissement “Fantastic Beasts and where to find them”, et replonger le temps d’une aventure dans cet univers de magie que j’aime tant.

En ce moment, on a grand besoin de rêver, d’imaginer pour bâtir ensemble un projet commun de vie. Un projet construit par ce que l’Humanité a et fait de mieux. Je crois dur comme fer en ces alternatives de vie, ces alternatives qui bousculent les idées de bonheur et de réussite qu’on a dans la tête. Ce sont les premières fleurs d’un jardin commun en cours de travail. Alimentons les tous ensemble pour, un jour, en récolter les fruits!

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Et vous, comment regardez-vous décembre?

Quelles sont les petits rituels de saison que vous installez?

Histoire d’or

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Pino Roméo –  http://www.photoromeo.be/

La vie est affaire de jonglerie, tout équilibre est difficile à atteindre et chaque nouveau palier ne se stabilise que pour un instant, avant de retomber dans le flux du mouvement. Le blog a un peu pâti de mes piètres talents de jongleuse, et si je n’apprends pas vraiment à garder les balles en suspens dans les airs, je comprends que ce n’est pas si grave de les laisser tomber.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous raconter l’histoire de nos alliances. Car oui, de notre mariage, ce sont les objets qui ont l’histoire la plus trépidante !

Symbolique et problématique

L’alliance, comme son nom l’indique, est le symbole de l’union scellée. Si traditionnellement elle se veut rappel de l’engagement, les Égyptiens voyaient eux dans la forme de l’anneau un symbole d’éternité, protecteur de l’amour des époux.

Couramment, l’alliance est en or. Métal brillant et inoxydable, l’or se pare de nombreux symboles et pouvoirs. Associé au soleil, il est l’incarnation de la lumière céleste chez de nombreuses civilisations. Matière première des alchimistes, l’or est pour eux intimement lié aux forces terrestres.

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https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AL’alchimiste_-_David_Teniers_the_Younger.png

Si l’or est un métal attrayant, à la fois pour ses qualités physico-chimiques et son aura symbolique, il ne fait néanmoins pas bon ménage à l’heure actuelle avec nos valeurs.

En effet, l’extraction de ce métal soulève de nombreux problèmes environnementaux (les principaux étant la déforestation et la pollution des eaux et des sols), tout comme sociétaux en favorisant l’exploitation humaine et en alimentant dans certaines régions les conflits armés grâce à la vente des pépites. Pour ce qui est de l’argent, on peut lui reprocher les mêmes vices, quoique dans de moindres mesures. Bref, pas vraiment éthique ni écologique! Je vous invite d’ailleurs à découvrir l’article de synthèse très bien rédigé par Catherine sur les bijoux respectueux.

L’option la plus écologique aurait donc été de ne pas porter d’alliances. Cependant, après discussion, nous avons trouvé qu’il était important pour nous d’indiquer clairement en société que nous étions mariés. Nous avons donc dû réfléchir à la forme que prendraient nos alliances.

Alliances écologiques: notre choix

Quelques temps auparavant, je m’étais renseignée sur la possibilité de faire réaliser des alliances en or labellisé “équitable”. C’est ainsi que je découvris « Paulette à bicyclette« . Équipe parisienne d’artisans joailliers, ils offrent la possibilité d’acheter de très jolis bijoux, sobres et élégants. Le point négatif est, soyons francs, le coût. A nouveau, ce n’est que le juste reflet de la confection d’un bien: une extraction dans des conditions de travail correctes et sécurisées, un salaire juste et une création artisanale par des gens de métier. Tout est question de choix: pour notre part, nous préférions investir une somme dans un anneau que nous porterions toute notre vie plutôt que dans les vêtements de cérémonie.

Toujours est-il que je me suis demandée s’il n’y avait pas moyen de recycler de l’or existant plutôt que d’acheter neuf, tout équitable que ce fut.

Et c’est ce que nous fîmes. Mon alliance est tirée d’une ancienne chevalière de mon feu grand-père maternel, un façon de l’associer à l’évènement. Quant à celle de mon amoureux, il s’agit de l’alliance de mon père, jolie symbole également.

L’histoire pourrait s’arrêter là: deux bijoux à retravailler, le joaillier de la ville et tadam!

Et bien non, nos alliances ont quand même été travaillées dans les ateliers parisiens de chez Paulette à bicyclette, et ce pour deux raisons.

La première est que le joaillier du coin, que dis-je, de la rue à côté de chez nous, ne travaille pas l’or existant. Il voulait bien le racheter, mais pas le transformer. En procédant ainsi, nous aurions finalement eu des bagues en or peu éthique, ce qui était non négociable.

La seconde raison est que, si nous aimons la simplicité, on apprécie tout autant l’originalité. Pour ma part, un anneau martelé faisait mon bonheur. Pour monsieur, c’était un brin plus subtil: il voulait L‘ anneau. Amis de la fantasy, vous avez, je pense, compris. Mon futur époux voulait la gravure de l’anneau unique de Sauron (Seigneurs des Anneaux) sur son alliance. C’est-à-dire une inscription relevant de la calligraphie cursive:

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Et cela, tout le monde ne sait pas le faire. Excepté chez Paulette, qui dans la grande ville de Paris, travaille avec d’excellents artisans qui ont su faire une merveille de finesse !

Pour l’anecdote, ce ne fut pas simple d’envoyer les bagues à retravailler. Suite aux attentats, la France ne reçoit plus de colis qu’on ne peut préalablement ouvrir (en tout cas au départ de la Belgique). Adieu donc colis à valeur assurée… Ce fut l’occasion pour moi de visiter Paris, en combinant le trajet avec un colloque qui avait lieu début février.

Par contre la réception s’est faite sans emcombre aucune, accompagnée d’un léger remake de Gollum une fois la boîte entre mes mains 😉

 

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Pino Roméo – http://www.photoromeo.be/

Pour être transparente jusqu’au bout, voici le coût de l’opération “Alliances”.

Si nous avions acheté neufs chez Paulette à bicyclette, cela nous aurait coûté :

– 600 euros pour mon alliance

– 1300 euros pour celle de l’Amoureux

– 325 euros de gravure

Soit un total de 2225 euros (c’est-à-dire plus d’un tiers de notre budget mariage).

En recyclant des bagues existantes, nous devions finalement payer:

– 685 euros pour la transformation de nos deux alliances

– 325 euros de gravure

Si je compte bien, cela montait à 1010 euros, une sacré économie par rapport au prix neuf. Il faut savoir que le coût d’une transformation dépend vraiment de la bague initiale: un ajustement sera moins onéreux qu’une grande découpe.

De ces 1010 euros, le reste d’or de la chevalière a couvert une grande partie et nous n’avons finalement payé que 700 euros.

Une belle économie  pour un travail magnifique: cela valait la peine de se creuser la tête!

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Ne pas en porter

Pourquoi suivre absolument les conventions? Posez vous vraiment la question de savoir si cela a de la valeur pour vous d’avoir une bague à votre doigt. Si c’est seulement le rituel d’échange qui vous importe, il existe des alternatives, comme les mains liées par les rubans ou le rituel de la bougie qui sont tous deux très beaux et riches en symboles.

Or recyclé

Recycler des bijoux existants est une bonne piste, à condition d’avoir : 

  1. des bagues qui pourraient se prêter à l’exercice.
  2. un.e joaillier.e à votre portée qui ne se contente pas seulement de racheter l’or mais qui pourra également recréer un objet au départ de la matière que vous lui transmettez.

Or équitable

L’or équitable est l’alternative la plus simple a priori pour la confection d’alliances traditionnelles (ou pas!). Il coûte néanmoins plus cher et l’offre est vraisemblablement moindre. Reste que comme tout acte de consommation, c’est un geste politique fort: plus nous serons à demander la généralisation d’une filière équitable pour les métaux précieux, plus vite cela deviendra la norme.

Si cela vous tient à cœur mais que le prix est prohibitif, pourquoi ne pas en faire un cadeau de mariage auquel les invités pourront participer?

Bague en bois (et autres matériaux)

Les bagues en bois sont une jolie alternative au métal. Cependant, elles sont vite plus encombrantes car plus épaisses et risquent d’avoir une durée de vie plus courte. Sans oublier qu’il faut vérifier la provenance du bois afin de favoriser la gestion durable des forêts.

Suggestions de sites: Oxfam Magasins du Monde  ou  Artisans du Monde

Autres bijoux

Rien ne nous force à nous cantonner aux alliances. Libre à vous d’échanger un autre type de bijou, à chercher chez des artisans ou des boutiques équitables.

Tatouage

Bijou de peau par excellence, tatouer son alliance autour de l’annulaire est une manière originale, simple et peu coûteuse, à condition d’être sûr.e de soi et d’apprécier ce type d’art.

Quid de la bague de fiançailles ?

A nouveau, on peut très bien faire le choix de ne pas en porter. De notre côté, nous avions trouvé une autre petite astuce.

J’avais remis la main sur une bague en or fine offerte par ma mère à mes 12 ans qui allait parfaitement à mon annulaire gauche. La bague de fiançailles n’avait pas réellement d’importance pour moi qui n’aime pas vraiment les bagues: un anneau temporaire me convenait largement. Ainsi, j’avais donné cette petite bague quelques mois auparavant à l’Amoureux, lui disant que quand viendrait le jour où il se sentirait suffisamment courageux pour sa demande, il pourrait se servir de cet anneau en guise de bague de fiançailles.

N’hésitez pas à piocher dans les alternatives pour ce bijou-là non plus et gardez en mémoire que le commerce du diamant, la plus célèbre gemme pour les bagues de fiançailles, est l’un des plus sombres. Soyez créatifs et perspicaces!

N’oubliez surtout pas que, dans ces histoires-là, ce n’est pas le bijou le plus important 😉

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Pino Roméo – http://www.photoromeo.be/

Courts-circuits !

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Nous sommes nombreux, face à nos actes du quotidien, à nous interroger sur leur portée. Ne sommes-nous pas des gouttes d’eau dans un océan, comme certains ne cessent de le rappeler?

Et pourtant…

En janvier, lorsque Rob Hopkins était venu présenter le mouvement de la transition dans ma ville, il avait fait une belle démonstration chiffrée du pouvoir des consommateurs. A Totnes, sa ville d’une petite dizaine de milliers d’habitants, 35 millions de £ sont annuellement consacrées à l’alimentaire, dont 22 millions sont captés par deux supermarchés.

Imaginez: si chacun décidait de consacrer 10% de ses achats à des produits locaux, hors des grandes filières que sont les supermarchés, l’économie locale bénéficierait de 2,2 millions de £ !

Quels sont donc les intérêts de la consommation locale?

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1) Économique

Comme on vient de le voir, s’approvisionner localement offre des retombés non négligeable en matière de finances sur la ville ou la région dans laquelle on habite.

L’achat direct, en évitant les intermédiaires permet également de consommer des produits de qualité à moindre coût, tout en rémunérant correctement le producteur.

2) Environnemental

La proximité de la production permet notamment de diminuer les transports reliant le champs à l’assiette. Un avantage non négligeable donc en ces temps de climat à préserver! Sans oublier que le jour où le pétrole deviendra une denrée rare, vous pourrez toujours compter sur le maraîcher du coin pour vous livrer vos carottes en carriole 😉 Qui plus est, les cultures régionales permettent souvent de valoriser les semences localement adaptées, de diversifier les variétés pour le goût, bref de préserver la biodiversité nourricière.

3) Social

Les achats directs au producteur, par le biais de la vente à la ferme ou sur les marchés, renforcent les liens sociaux. Le produit acheté à un visage, et c’est chouette ! De plus, libre à vous dans le courant de l’année d’envoyer un petit mot de remerciement pour le travail et le service qui vous permettent de jouir de légumes goûteux tout au long de l’année 😉

4) Citoyen

Nombreux sont les combats de valeurs ou idéologiques qui passent par l’estomac : grève de la faim, végétarisme, locavorisme. Ce ne sont pas des choix anodins, ce sont des messages qui se transmettent autour du partage bien ancré que constitue l’alimentation. Les repas sont des nœuds sociaux importants, qui éveillent parfois des réactions viscérales : les modifier, même a minima, c’est questionner toute personne attablée à vos côtés, c’est la confronter à des aspects inconnus ou bien savamment évités.

5) Gustatif! !

Raison de plus, pour partager une bonne tablée pleine d’idées, que de cuisiner un repas savoureux ! Et il est vrai que les produits « paysans » ont une saveur que la grande distribution peine à imiter.

La théorie, c’est bien, mais en pratique, comment ça marche ?

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Lorsqu’on habite en ville, il est beaucoup plus aisé de de découvrir les réseaux alimentaires et d’échanges alternatifs qu’en faubourg campagnard, ou en pleine zone rurale. Les campagnes restent en effet, hélas, beaucoup moins bien desservies par ce type d’initiatives, trop souvent morcelées et éparpillées dans les paysages.

Mais, avec un peu de bonne volonté, on parvient à dénicher de belles petites perles locales et très polymorphes. Cet article est en grande partie construit au départ de structures existant en Belgique, avec un zoom sur ma province natale, la province de Luxembourg. Trop souvent délaissée, j’ai voulu démontrer que de belle initiatives y existent déjà et valent la peine qu’on s’y investisse. Suivez le guide, nous allons faire le tour des types de structures existantes.

GAC, GASAP, AMAP : l’union fait la force !

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Que cachent donc ces acronymes ?

Les GAC sont des groupes d’achat commun. Ce sont au départ des initiatives privées (entre amis, au sein d’une famille, entre locataires) qui contactent volontairement des producteurs. Ceux-ci livreront à des échéances fixées les produits de la commande. C’est un système ponctuel, qui fonctionne par commande

Les GASAP (Groupe d’Achat Solidaire de l’Agriculture Paysanne) et les AMAP (version française : Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) vont un cran plus loin dans l’organisation. Le groupe devient pluriel et se forge dans une optique de soutien durable et à long terme. Un engagement est pris avec le ou les agriculteurs durant un laps de temps déterminé qui assure une stabilité de revenus aux producteurs. Les GASAP fonctionnent par point relais où sont effectuées les livraisons, souvent sous forme de paniers composés ou à composer en ligne.

GAC, GASAP et AMAP sont des systèmes auto-gérés, initiés par des citoyens, qui demandent un certain investissement (servir de point dépôt, organiser les livraisons, aide au producteur parfois).

Pour trouver votre GAC/GASAP/AMAP, rien de tel que d’indiquer dans votre barre de recherche en ligne « GAC/GASAP/AMAP (au choix) + nom de votre ville ».

Quelques adresses utiles :

http://www.gasap.be/

http://www.groupesalimentaires.be/

Coopératives et entreprises : facilitateurs des circuits-courts

topino

Ces coopératives ont pour but de faciliter la mise en relation entre producteurs et consommateurs. Si elles prélèvent évidemment un surplus pour faire tourner correctement leur entreprise, ce type de structure à l’avantage de l’impact.

D’une part, elles permettent notamment la composition en ligne de paniers très variés (fruits et légumes, mais également crèmerie, œufs, pains, viandes, biscuits et produits traiteurs). De quoi faire ses courses hebdomadaires en quelques clics, presque directement chez les producteurs.

D’autre part, grâce à leur plus grande taille, elles assurent souvent un rayon de dépôt plus large, touchant par là même un nombre de consom’acteurs plus conséquent.

On y retrouve par exemple :

La Ruche qui Dit Oui !

Paysans-artisans

Topino

Agricovert

Spécial Luxembourg belge:luxembourg

Réseau Solidairement

Les Grosses Légumes

Mangeons malin (équivalent Topino dans la province)

Ding dong! C’est le maraîcher: votre panier est disponible !

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Certaines fermes organisent elles-même les livraisons aux points dépôts.

Via un système en ligne de commande (et paiement) à l’avance souvent, votre panier – agrémenté ou non de quelques produits des artisans du coin – est livré par votre maraîcher.

Moins courant que les systèmes coopératifs qui surfent sur l’usage du web pour dynamiser le marché, ce système regroupe en quelque sorte les avantages des groupes citoyens (relations directes producteur-consom’acteur), tout en offrant une flexibilité quasi comparable aux plateformes coopératives.

Dans cette catégorie, on retrouve :

Les paniers verts

La Ferme du Montaval

Terre de Miel

Sans oublier, après tous ces systèmes utilisant internet, les indétrônables marchés hebdomadaires et ventes à la ferme !

J’espère que ce tour d’horizons des circuits-courts alimentaires vous aura plu et que vous le partagerez avec vos connaissances pour le valoriser encore plus.

Et vous, vous êtes plutôt GAC/GASAP/AMAP, plateforme en ligne ou vente plus ou moins directe ?

PS : lecteur/trice français.e, voici un chouette petit annuaire en ligne qui te permettra de partir du bon panier 😉