(A)sociale

social_network

Voici maintenant 3 mois que j’ai quitté le fameux réseau au “f” bleu: un petit bilan s’impose, bilan que je souhaite partager avec vous.

Bien évidemment, ces réflexions sont uniquement le fruit de mon propre cheminement, nullement un jugement porté sur les personnes qui ne partagent pas mon point de vue.

Le départ

Facebook était le seul réseau social que je fréquentais. J’ai également un compte Pinterest que je ne consulte que très rarement, juste en cas de projet artistique.

Déjà deux fois auparavant j’avais désactivé mon compte. Le résultat d’un certain ras-le-bol de cette connectivité à outrance, un certain malaise par moment. Je regrettais qu’une grande partie de mes interactions sociales se fassent par écran interposé, un peu à la va-vite, à coups de petits commentaires et de pouces levés.

En 2014, ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est quand j’ai appris qu’un ami proche était désormais en couple… suite à son changement de statut ! Beaucoup de questions sont parties de là.

Bien sûr, j’ai eu l’occasion de faire de belles rencontres via ce réseau, rencontres que j’entretiens par email, par courrier postal ou même en chair et en os. Par ailleurs, j’ai pu frotter mon esprit à une très grande variété d’informations, pour la plupart émanant de sites d’informations alternatifs ou de blogs engagés. La richesse en diversité des personnes avec qui j’échangeais m’ouvrait un monde parfois inconnu, parfois incompris qui ne cessait de me surprendre, de ragaillardir mon engagement, de me pousser à m’interroger. De belles bases ont été posées grâce à cela, accompagnées de quelques sites ressources que je garde précieusement sous la main. Et je remercie grandement celles et ceux qui ont échangé avec moi par ce biais.

Puis, en 2015, vint la crise des réfugiés. Le drame de Lampedusa. Et le début d’un flot continu d’informations de tout bord, du très positif et engagé, aux réflexions profondes, en passant par les partages de trop populistes de la presse et les dérives fascistes (heureusement peu nombreuses!).

Travaillant majoritairement sur mon ordinateur, j’étais constamment connectée à tout cela, peinant à prendre du recul, me sentant par moment oppressée par la densité d’informations qui arrivait constamment, du nouveau à chaque rafraîchissement de page.

Et j’ai choisi de dire stop. Non pas, cette fois-ci, en désactivant mon compte, le laissant en suspens, prêt à reprendre du poil de la bête dès que je changerais d’avis – avec un petit message “Heureux de vous revoir!”.

Non.

Cette fois-ci, j’ai tout supprimé, sans rien archiver. Une table rase, conservant simplement les échanges avec quelques personnes.

Conséquences

Soyons honnêtes, j’appréhendais un peu ce départ brutal, qui effaçait toutes traces de mon passage. Un petit passage par le néant.

Au final, je n’ai ressenti que du soulagement.

Effacée, immédiatement, l’envie d’aller “juste faire un petit tour de quelques secondes” sur ma page.

Envolé le besoin de savoir maintenant, là, tout de suite, ce qu’il se passait.

Disparue, cette envie incroyable de vérifier si quelqu’un avait pensé à moi en m’envoyant un message, laissant un commentaire sur un partage.

Concernant cette dernière phrase, c’est quelque chose que j’avais découvert peu de temps avant: j’étais en partie dépendante de ce réseau pour me sentir valorisée, appréciée. Un constat assez effrayant… Finalement, force est de constater que, d’après mon soulagement, j’attendais surtout une sorte d’assentiment sur mon comportement en général, venant des autres. Que mes idées, mes valeurs, ma cohérence soient validés.

Je ne pense pas être la seule à passer par ce souci existentialiste, exacerbé par les divers réseaux sociaux. En prenant du recul, j’ai pu retrouver une certaine force intérieure capable de m’épauler dans le quotidien, m’affranchissant (en partie) du jugement extérieur, veillant à ce que je ne vois en lui qu’un regard sur les actes et comportements, non pas sur ma valeur de personne. Soyons franc, cela prend du temps et je travaille toujours beaucoup là-dessus.

En dehors de tout cela, qu’a donc changé mon départ de Facebook?

Commençons par le positif.

1° Attention et concentration, le retour

espace_travail

Qui, parmi celle et ceux travaillant sur ordinateur régulièrement, ne passe pas en coup de vent vérifier son fil d’actualité, ou les nouveaux tweets? “Juste quelques instants”.

Au départ, avec mon compagnon, nous avions instauré un système de mot de passe pour filtrer certains sites qui pourraient venir perturber notre concentration. Cela a marché un temps, avant de tomber à l’eau.

Depuis que j’ai supprimé mon compte, le gain de concentration est impressionnant. Peu d’idées et d’envies parasites viennent perturber mon esprit lors d’une tâche.

Je travaille plus vite, mieux et avec plus de plaisir. Entre deux tâches, pour me pauser quelques minutes, soit je vais me préparer un thé, soit j’essaie de colorier un peu les fresques de mon tapis de souris (un semainier avec dessins à colorier, très sympathique!). Cela me permet de vider mon esprit sans commencer à me perdre dans les méandres d’internet.

Deux articles ont récemment croisé mon chemin, attirant mon attention.

Le premier a été découvert par le biais la revue du web de Pauline, sur son blog Un invincible été. L’histoire de cet américain incapable de se concentrer suffisamment pour lire est véritablement interpellante. Au cours de son récit, j’ai appris que la découverte d’informations nouvelles génère la production de dopamine, un neurotransmetteur lié au bien-être. L’accès constant à des réseaux (ou aux emails) où à chaque passage du neuf est présent peut donc vite entraîner une addiction, ces visites s’accompagnant de décharges de dopamine. On devient accro au neuf, et on en veut toujours plus!

C’est un article du blog américain Zen habits qui a mis le doigt sur une autre situation interpellante. Lorsque l’on travaille, arrivent des moments où l’on se trouve confronté à des situations d’inconfort. Un manque d’idées pour rédiger, un test statistique qui plante sans qu’on en comprenne la raison, un petit passage à vide. Face à la frustration engendrée, l’accès aux réseaux sociaux peut agir comme un baume réparateur: on se calme en découvrant des nouveautés qui occupent notre esprit et l’apaisent via l’agréable flux de dopamine. Au lieu de nous poser calmement face au problème, de prendre un peu de recul, on zappe vers autre chose de plus valorisant, de plus occupant, de plus confortable.

Accepter l’apparition d’un inconfort, le gérer et persévérer face à lui n’est pas chose aisée et je pense avoir encore du pain sur la planche avant d’être satisfaite de cette gestion du travail!

2° Mieux maîtriser son temps

temps_horloge

Ces petits bonds fugaces pour vite vérifier mon compte, certes courts mais fréquents, finissaient par me prendre du temps. Non pas forcément en temps passé effectivement sur le réseau, mais cette interruption dans une tâche me redemandait du temps pour me reconcentrer !

Désormais, quand je souhaite lire quelque chose pour me détendre, je tente de le faire de manière consciente, pas simplement en coup de vent automatique.

De manière général, j’ai drastiquement réduit l’usage de mon ordinateur en dehors du travail (je n’ai pas de smartphone). J’y travaille déjà plus de 8h par jour, une fois rentrée chez moi j’ai envie de me passer d’écran. Et le gain de temps fut radical! Les rares fois où je me connecte, je constate très vite qu’au-delà de la tâche ciblée, j’erre un peu sur la toile, perdant rapidement 20-30 minutes que j’aurais pu passer à lire, jouer du piano, faire du sport ou passer du temps avec mon amoureux.

Prendre conscience de ce temps passé à zapper les nouveautés et s’occuper de manière passive est difficile, mais dès qu’on tente de redresser un peu la barre, on récupère rapidement du temps de qualité, que l’on peut dédier à une activité qui nous tient réellement à cœur.

3° Appréhender l’information différemment

livre_savoir

L’information, le point délicat de mon départ de Facebook. Mes sources principales s’y retrouvaient, étaient accessibles toutes ensemble, me permettant de prendre le pouls de l’actualité.

Avec le recul de la déconnexion, je ne regrette nullement mon choix.

Pour les informations habituelles, je lis le journal et visite de temps en temps les sites internet des journaux belges, juste pour garder le contact avec ce qui se passe. Bien que moins alerte, je ne me sens ni dépaysée, ni dépassée.

C’est au niveau des informations « alternatives » ou des sujets qu’il me tient à cœur d’approfondir que mes canaux d’informations ont changé.

Je m’étais trompée : j’étais peut-être plus « au courant » en lisant régulièrement les posts de mon fil d’actualités, mais je ne les comprenais pas mieux pour autant. Il ne s’agissait finalement que d’un savoir superficiel.

Désormais, je m’oriente plus vers des magazines ou des journaux un peu particuliers (je vous en reparlerai dans un prochain article), ou bien vers la lecture d’ouvrages (comme « L’âge des low tech ») qui finalement, me permettent mieux de cerner les enjeux.

Du recul donc, puisque le support papier permet plus aisément au rationnel d’analyser, et une moindre quantité pour une meilleure qualité.

Ce départ cependant ne se solde pas uniquement par du positif.

Sans Facebook, j’ai un beaucoup moins bon aperçu de ce qu’il advient de mes amis. C’est assez triste à admettre d’ailleurs. Néanmoins, j’estime que si la prise de nouvelles se cantonnait à survoler passivement leur page, ce n’était pas forcément un meilleur témoignage d’attention… Reste que cela me manque, parfois, de ne pas savoir comment cela se passe pour eux, même si j’essaie de les voir régulièrement malgré les distances qui nous séparent. Un certain dépit donc, que côtoie une incompréhension face à l’évolution de nos relations sociales qui doivent presque passer par les réseaux sociaux pour se maintenir. Un des points positifs dans ce constat, c’est que je me décarcasse un peu plus pour qu’on puisse prendre un verre autour d’un jeu de société!

Également, Facebook se révèle être un chouette outil pour organiser des événements, et à 3 mois de notre mariage, je me dis qu’un compte aurait pu m’être utile pour orchestrer tout cela ! Heureusement, mon amoureux veille au grain  😉

3 mois sans réseau donc, et aucun regret pour mon départ !

Néanmoins, si c’est le cas actuellement, il se peut que, plus tard, je vienne à changer d’avis.

Pour des raisons éthiques, je ne souhaiterais pas recréer un profil sur Facebook. Un lecteur avisé m’a récemment parlé du réseau Diaspora*, un réseau social libre.

~Interview~

interview

Pour en savoir un peu plus, j’ai posé quelques questions à Catherine, du beau et enrichissant blog « La marmotte chuchote » à propos de cette alternative.

Je vous laisse découvrir l’interview, éclairée par son propre parcours dans l’univers du libre et ponctuée de références pour approfondir la question. Je la remercie donc vivement pour le temps qu’elle a dédié pour répondre à mes interrogations 🙂

Catherine, utilises-tu différents types de réseaux sociaux en ligne?

Je suis inscrite sur Facebook, Twitter et Diaspora*. J’ai essayé aussi Pinterest mais je n’ai pas accroché.

Qu’est-ce qui t’a incité à t’inscrire sur les réseaux sociaux en ligne? Quel(s) usage(s) en fais-tu? (privé, pour le blog, pour maintenir des contacts,…)

Avant d’avoir un blog, je n’étais pas inscrite sur les réseaux sociaux. Depuis que j’ai ouvert mon blog il y a un peu plus d’un an, j’ai un compte Facebook et Twitter pour partager mes publications et avoir des informations sur les thèmes qui m’intéresse. Plus récemment, j’ai découvert Diaspora* (https://framasphere.org/). En fait, je ne fais pas d’usage privé des réseaux sociaux. Je ne m’en sers que pour mon blog.

A quelle fréquence les consultes-tu/ partages-tu des choses dessus?

Depuis quelques temps, j’essaie de diminuer ma fréquence d’utilisation. J’ai d’ailleurs enlevé l’appli Twitter de mon smartphone. Cela m’évite de vérifier toutes les 5 minutes s’il y a quelque chose de nouveau. En général, je me connecte 2 à 3 fois par jour et pas plus de 25 minutes à chaque fois. Le but est d’y rester moins d’une heure par jour. Il m’arrive aussi de ne pas me connecter de la journée ou pendant un week-end, par exemple.

Je partage essentiellement mes nouveaux articles du blog. Je relaie aussi des informations que je trouve intéressante en lien avec les thématiques de l’environnement.

Comment as-tu découvert Diaspora*?

J’ai découvert Diaspora* par l’intermédiaire de la campagne « Dégooglisons Internet » (http://degooglisons-internet.org/) de l’association Framasoft. Le but est de proposer des alternatives libres aux services offerts par les entreprises comme Google, Facebook, Apple …

Pourquoi t’y être inscrite?

Tout d’abord, je voulais découvrir un réseau social qui est plus éthique que Facebook. J’ai toujours trouvé difficile de paramétrer Facebook correctement. Je ne sais pas, encore aujourd’hui, ce que fait Facebook de mes données et où elles sont stockées. Je ne comprends pas non plus la hiérarchie des posts sur mon fil d’actualité.

Que peut-on rencontrer comme fonctionnalités dans Diaspora*?

Tu peux publier des informations en mode public ou mode restreint (famille, ami-e-s, connaissances). Tu peux aussi commenter, aimer, repartager les messages de ton flux, suivre des personnes ou des tags ou connecter Diaspora* à Twitter par exemple.

L’interface est très minimaliste et claire. Tu as accès aussi à des tutoriels pour commencer car certaines fonctionnalités ou façons de faire sont très liées à la communauté du libre.

Quand tu t’inscris, on t’invite à poster un message type pour dire que tu es nouveau et les autres utilisateurs te souhaitent la bienvenue. Du coup, tu es très bien accueilli.e. Ce n’est pas anonyme.

Y-a-t il des fonctionnalités que tu n’y trouves pas, qui te semblent manquantes?

Pour l’instant, la configuration de Diaspora* me convient très bien, même s’il existe de nombreuses discussions pour ajouter des fonctionnalités. Je ne suis pas une grande adepte de Facebook donc je pense que certain-e-s peuvent être dérouté-e-s par Diaspora*.

Quels sont d’après toi les atouts de Diaspora*?

Le principal atout de Diaspora* est la protection des données comme c’est très bien expliqué ici (http://degooglisons-internet.org/#enjeux) .

De plus, les informations que j’y trouve sont très différentes. Sur Diaspora*, il y a beaucoup de discussions et de débats (pour ceux que je suis) sur des thèmes de société : l’environnement, sur les logiciels libres … et cela me fait beaucoup réfléchir à certains sujets pour mon blog ou dans ma vie perso. Il y a quand même un côté militant. Mais tu peux aussi poster des photos si tu veux.

En dehors de ce réseau social, as-tu recours aux logiciels libres (comme le navigateur web Firefox, Linux pour l’ordinateur, la suite Libre Office comme suite bureautique, Wikipédia, d’autres équivalents)?

J’ai découvert les logiciels libres en 2003 comme je l’ai expliqué sur mon blog (http://www.lamarmottechuchote.fr/bienvenue-dans-le-monde-des-logiciels-libres/).

Depuis j’essaie au maximum d’utiliser des logiciels libres. Le dernier ordinateur que nous avons acquis n’a que Linux (pas de Windows) mais pour cela, il a fallu l’assembler.

(Ndlr : il est tout à fait possible sur un ordinateur acheté monté d’installer Linux comme OS, soit en écrasant totalement Windows ou Mac, soit en partitionnant le disque dur, c’est-à-dire en lui allouant deux espaces de travail l’un sous Linux, l’autre sous l’OS de base, espaces auxquels vous accédez via des sessions différentes. Un informaticien peut vous aider, et cette solution permet d’éviter les problèmes liés parfois au manque de compatibilité entre le libre et certains logiciels, comme les imprimantes. Mais effectivement, si vous ne voulez pas payer Windows/Mac, vous devenez assembler votre ordinateur).

Pour les logiciels, j’utilise Firefox, Thunderbird pour les mails, Libre Office (suite bureautique) et Latex (création de documents) … Aujourd’hui, je suis très familière des logiciels libres même si j’ai eu quelques difficultés au début. Les logiciels libres sont beaucoup plus accessibles et plus grand public qu’il y a dix ans.

Serais-tu prête à supprimer ton compte Facebook pour migrer uniquement sur Diaspora*? Si non, quels en seraient les freins?

Supprimer mon compte Facebook est une question que je me pose. Je ne voudrais plus utiliser Facebook ou Twitter pour des questions d’éthique et que ce n’est pas en accord avec ma philosophie et celle de mon blog. Par contre, il y a aussi des personnes qui me suivent sur Facebook et qui ne veulent peut-être pas migrer sur Diaspora*. Les réseaux sociaux sont aussi un moyen de faire connaître mon blog. J’y réfléchis car avoir trois réseaux sociaux différents c’est trop pour moi d’un point de vue temps.

Le frein principal est que je ne trouve certaines infos que sur Facebook car certaines personnes ne communiquent que par cet intermédiaire. Un jour je fermerai peut-être le compte Facebook du blog en gardant mon compte perso en dormance pour les 3 ou 4 infos qui m’intéressent. Après, Diaspora* est un réseau social minuscule par rapport à Facebook mais c’est aussi un atout.

Images: Pixabay

Et vous, êtes-vous social sur la toile ? Conventionnel ou libre ? Un peu, beaucoup, passionnément ou trop ? N’hésitez pas à partager vos avis !

15 réflexions sur “(A)sociale

  1. Julie

    Ton article m’a beaucoup intéressée. Comme toi, j ai longtemps hésité à quitter Facebook mais depuis près de deux ans maintenant c’est chose faite.
    La perte de temps était conséquente mais au-delà de cela, l’effet le plus pervers de Facebook était la dépréciation que cela engendrait chez moi.
    Alors que je me levais en forme et heureuse, je me mettais à déprimer en parcourant Facebook, me sentant seule, moins entourée que d’autres ou moins courageuse et motivée que d’autres quand après avoir passé un week-end enfermé chez soi (parfois par simple paresse nécessaire et agréable) on se rend compte que d’autres ont fait du sport ou une sortie en groupe ou une petit voyage… Et là je me sentais triste, trouvait mon quotidien vide… Ce que je déteste dans Facebook c’est que le but recherché n’est pas d’être heureux mais de faire croire qu’on l’est et pire, qu’on l’est plus que les autres.
    Depuis que j’ai désactivé ma session ça ne me manque pas vraiment. Lorsque je manque d’interactions sociales, je me raisonne en me disant que Facebook n’est qu’un leurre et que pour être plus entourée, il ne tient qu’à moi de changer les choses.. Facebook n’est souvent qu’un prétexte. Si vous êtes appréciée les gens trouvent toujours un moyen de vous contacter autrement.

    Pour ce qui est des articles, des actualités certes Facebook apportait parfois des liens intéressants mais bien souvent ce sont des articles qu’on lit en diagonale, qu’on zappe au bout de quelques lignes et dont on ne retire pas grand chose car c’est un mode de fonctionnement qu’on adopte tous sur ces réseaux sociaux: cliquer, liker puis zapper… Rien à voir avec des articles de fond qu’on peut lire dans des magazines ou sur certains blogs choisis…en pleine conscience comme tu le dis bien.

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    1. Merci Julie pour ton témoignage.

      C’est incroyable à quel point ce type de réseau peut, comme tu le racontes, entraîner tant de perte de valeur de soi. Les réseaux tendent à exacerber la comparaison aux autres, à théâtraliser son quotidien pour générer des commentaires admiratifs. Pas chez tous les utilisateurs, évidemment. Mais des témoignages comme le tien abondent sur la toile.
      Au final, si l’on considère qu’ils s’intègrent dans un processus de consommation de masse (avec les publicités autour qui ciblent de plus en plus), le fait que l’on génère de l’envie, de la convoitise semble cohérent dans ce contexte, puisqu’une des voies majeures pour atténuer le mal-être est l’achat.
      J’espère que depuis ton départ, tu parviens à entretenir des relations sociales équilibrées qui t’apportent de le bonne humeur et de bons moments !

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  2. Comme toi j’ai quitté facebook il y a trois ou quatre ans, je ne sais plus. Je me sentais seule devant mon écran, aucun échange avec plus du trois quart de mes « amis ». Lorsque facebook indiquait que c’était mon anniversaire, j’existai enfin (belle hypocrisie que ce reminder !). Ensuite j’ai été accro à Twitter et en tant que vegan j’ai été outrée de lire certains comptes, là encore j’ai quitté ce réseau social. Je suis uniquement sur Instagram et je trouve que c’est très bien, juste de jolis photos, pas d’enjeux, je ne connais pas les gens qui me suivent ou presque. Sauf que…l’autre jour une amie poste une photo de sa bague de fiançailles, c’est comme ça que j’ai appris la nouvelle. J’avoue avoir déchanté…

    Aimé par 2 people

    1. Je comprends bien ce que tu as pu ressentir à propos des fiançailles de ton amie. cette déconnexion des autres est triste je trouve. Même si, dans son cas, je peux comprendre qu’elle était tellement heureuse de partager la bonne nouvelle qu’elle s’est empressée de publier une photo.
      Quant à l’anniversaire, j’ai effectivement vu une fameuse différence cette année sans le fameux petit rappel de Facebook!
      Je ne connais pas du tout Twitter, j’ai du mal à en saisir le principe en fait. Instagram quant à lui est très attirant, il est beaucoup plus dans l’esthétisme puisque la photo y est omniprésente, et je comprends donc qu’il puisse offrir de l’inspiration tout en permettant de se préserver. Même si, parfois, l’incitation à la perfection est fortement présente, et qu’il peut se révéler un peu « voyeuriste ».
      Merci pour ton témoignage 🙂

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      1. Je t’en prie 🙂 Je comprends mon amie aussi mais je me suis sentie blessée…

        Twitter c’est bien mais encore plus chronophage que Facebook, quant à Instagram, c’est surtout pour mettre des photos de chats et de plats, pas ma tête ^^ Mais certains comptes c’est selfie sur selfie, je ne vois pas trop l’intérêt. Chacun son truc !

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  3. la-nebuleuse

    Merci pour cet article…étant une grande utilisatrice de réseaux sociaux, je ne peux que constater que tu as parfaitement raison ! Pour ce qui est de la gestion du temps, j’ai toujours plus ou moins su que c’était néfaste, mais récemment j’ai vraiment réalisé à quel point cela affectait à la fois ma sérénité et ma créativité aussi, sans parler de la capacité de concentration. J’ai quasiment entièrement décroché de facebook pendant mes deux semaines en suède en janvier, et je ne me suis jamais sentie aussi bien. J’avais déjà commencé à essayer de changer la façon dont j’utilisais ces réseaux et je crois que je vais déjà continuer sur cette lancée. Ca implique notamment que j’ai désactivé toutes les notifications émanant de groupes facebook, que je ne fréquente quasiment plus ces groupes, et que je n’hésite pas à masquer à la pelle les comptes et publications qui sont susceptibles de me mettre dans des états d’agacement, d’énervement peu constructifs (et faire le tri dans ses contacts tout simplement, aussi). Je passe en revanche beaucoup plus de temps sur twitter cette année, mais c’est un réseau assez « violent » aussi, alors de la même façon je fais un tri pour me préserver un peu et ne pas me retrouver dans un engrenage où je n’arrive pas à décrocher…
    Dans ma tête il y a quand même une hiérarchie des réseaux sociaux en terme de chronophagie, de sollicitation émotionnelle et aussi de protection des données. Instagram et surtout Pinterest me posent moins de souci, ils sont plus « sereins », moins d’agressivité et de débats acharnés… et ils peuvent booster la créativité plutôt que de l’anesthésier. Cela étant dit, ça n’empêche pas qu’il faut que j’y passe beaucoup moins de temps ! J’ai envie de lire, écrire et dessiner davantage que je ne le fais aujourd’hui, et je sais ce qui me freine…
    Bravo à celles qui ont franchi le pas, j’en viendrais peut être à ça un jour ou l’autre

    (PS : et je ne connaissais pas Diaspora ! en revanche j’essaie de favoriser les outils développés par framasoft, et je suis sur Linux 😉 )

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    1. Je suis ravie de te lire ici 🙂
      Parmi les personnes qui ont semé plein de petites graines de réflexion via FB, je pensais à toi notamment et je t’en remercie vraiment !
      Comme toi, l’un des premiers pas de déconnexion de FB fut de quitter les groupes de discussion: ce flux de nouveautés constant devenait ingérable, je n’arrivais plus à me positionner et prenais un temps monstrueux à lire les nouvelles contributions.
      J’espère que tu parviendras à trouver un équilibre pour les réseaux, afin qu’ils restent des outils intéressants sans pour autant devenir envahissants ou anesthésiants.
      Bon cheminement vers plus de temps pour toi, et plus de créativité – tout ça en recourant au libre quand cela est judicieux 😉

      Aimé par 1 personne

      1. la-nebuleuse

        C’est gentil à toi ! Je suis contente que WordPress me permette de suivre efficacement tes activités, même si précisément j’en ai raté quelques unes en janvier ! La difficulté est effectivement de trouver la bonne distance, le bon investissement pour en faire un usage sain… et ce n’est pas évident.

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  4. Je suis bien contente que tu ais fait ce petit retour! Je me le gardai pour un moment où j’aurais vraiment le temps de le lire, en prenant bien le temps de le parcourir.
    Je crois que l’on se rejoint sur plusieurs plan: pour moi, c’est une fantastique façon de créer des liens, de se tenir au courant de ce qu’il y aura comme événement, de ce qui est publié…. Mais il y a tout l’autre côté, celle des amiEs, avec lesquels Facebook permet de rester en contact. Pour ça, je ne m’y plais pas du tout, sauf, peut-être, lorsque l’on s’échange des messages, qui, finalement, peuvent un peu ressembler à des courriels.
    Voilà donc, j’y pense beaucoup à toute ces questions des réseaux sociaux et des articles comme le tien me permettent de nourrir cette réflexion.
    Merci! 🙂
    Et bisous!
    K.

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    1. Merci d’avoir partagé ton avis 🙂 je suis heureuse de voir qu’il y a la matière à faire réfléchir.
      Et où en est ta réflexion sur les réseaux sociaux?
      Passe un très beau week-end chère Eve, bisous!
      Et je te réponds au plus vite, il faut que je me dégage deux heures pour mes correspondances épistolaires ^^

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      1. Et bien: vraiment, je ne crois pas que j,ai envie de m’en défaire pour l’instant. Par contre, cela provient peut-être de ma bonne capacité à ne faire qu’une chose à la fois: j’ai une facilitée à ne pas trop tomber dans le multitâches et ça, vraiment, ça permet de ne pas constamment être en train de fouiner partout! ^^ Mais bon, il reste que je sais que je pourrais récupérer encore plus de temps en supprimant ce moment de facebook et co., mais, quelque part, un peu comme les blogues d’ailleurs, c’est un espace que j’aime.
        Je trouve particulièrement intéressantes tes informations par rapport à ce que les nouvelles informations permettent au corps de sécréter. C’est assez surprenant de comprendre que c’est une relation vraiment physique que l’on entretient avec ces sources d’informations!
        Et pour les lettres, ne t’en fais pas: la lenteur est justement la beauté de la chose! 🙂

        Bisous!

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  5. Résé

    non mais t’imagines ??, si je n’avais pas eu fb je ne t’aurais pas connue… et toc !!!
    mais pour moi c’est évident que je ne fonctionne pas du tout comme toi (histoire de génération ma chère ) 😀 😀
    profite, vis ! le reste ….
    des gros bisous Emi ❤ ❤

    Aimé par 1 personne

      1. Résé

        j’ai descopines/amies un peu éparpillé dans tous les coins de France …
        un peu à l’étranger aussi !!
        toutes celles (et ceux) qui me connaissent savent que je HAIS le téléphone …
        que les nouveaux téléphones (tactiles…) pour nous, poooov’ vieilles que nous sommes c’est la galère pas possible (de gros doigts et les lettres qui partent + vite que tu ne voudrais) 😀
        donc … fb est un moyen de rester en contact, de voir les photos des petits enfants de chacune d’entre nous…
        tu sais que je vais (re re re re) déménager ?? donc je poste les photos sur fb et les copines savent où j’en suis !!! 😀 😀
        (quand elles arrivent à comprendre ce que j’écris …)
        et puis, j’ai un blog (oui mais non !! il faut que je change tout ça, Gaëlle m’a promis que cet été elle viendrait m’aider à remettre tout ça en place) 😉
        et puis j’ai mon groupe aussi …… j’ai connu de chouettes filles avec qui ont est devenues amies
        Nous ne sommes pas d’une génération où le téléphone a une part importante de notre vie …..
        tu vas sur fb, tu laisses un mp et on le lit quand on veut …
        on trouve ça chouette !!! 😀
        mais ça ne nous concerne que nous …. 😉
        d’autres questions??? 😀

        Aimé par 1 personne

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